LE CLIMAT

soleilLes étés sont chauds, secs et ensoleillés.
Les printemps et automne sont merveilleusement doux et ensoleillés en bord de mer, doux et humides en montagne.
Les hivers sont doux en bord de mer et rigoureux en montagne.

La température moyenne est au dessus de 12° et augmente du Nord au Sud. La moyenne minimale descend rarement au dessous de zero pendant l'hiver alors que la moyenne maximale peut atteindre 18° sur la côte. En plein été, la côte connait des extrêmes allant de 23° à 36° tandis qu'aux alentours de 1000 mètres d'altitude les températures varient de 8° à 26°.


La dénivellation atteignant 2 700 m entre les côtes et le Monte Cinto, le << climat de l'intérieur >> présente des contrastes saisissants avec celui du littoral.

L'île connaît trois climat principaux :

- méditerranéen maritime dans les vallées
- méditerranéen de montagne là où le relief est prépondérant
- de haute montagne


Durant les mois de novembre, décembre, janvier et surtout février, l'île est très arrosée.

Durant l'été, les rares pluies proviennent souvent des orages. Nombreux mais trop localisés, ils n'atténuent en rien un état de sécheresse qui persiste de juin à septembre.

Les étés secs et chauds ne doivent pas cacher que la Corse est une terre bien arrosée. Les précipitations sont souvent abondantes : la moyenne insulaire dépasse les mille millimètres par an.

Placée de l'automne au printemps sur la trajectoire des grandes perturbations venues de l'ouest, la Corse occupe une place de choix sur la route des dépressions qui viennent mourir ou se creuser dans le golf de Gênes. Avec une altitude moyenne de 585 mètres, la Corse est la plus élevée des grandes îles de la Méditerranée.

Elle est deux fois plus haute que la Sicile et la Sardaigne, trois fois plus que les Baléares.

<< Le matin de bonne heure, d'Italie on voit la Corse. On dirait un navire chargé de montagnes et suspendu là-bas, au-dessus de l'horizon >> écrit Italo Calvino.

Les sommets des montagnes, les crêtes aux allures de ruminants, les "puntas", les aiguilles, semblent briser ou déchirer les lourdes nuées venues de loin. Le ciel trop chargé ne demande qu'à s'épancher. La Corse a cette chance, qui parfois se retourne contre elle, de déclencher ce grand déversement du ciel.

Presque tous les vents sont porteurs d'eau :

- La tramontane, ce vent du nord, sec et froid, sévit surtout en hiver. Légèrement orienté au nord-nord-est, il est appelé "tramontana torbola" par les pêcheurs. Il amène la pluie et parfois des flocons de neige dans le nord de l'île.
- Le maestrale, en provenance de la vallée du Rhône est un vent de nord-ouest, froid, sec et violent. Il s'annonce parfois par un cortège d'ondées.
- Le libecciu, originaire du sud-ouest, déverse fréquemment ses grains sur les crêtes montagneuses de la côte ouest.
- Le sirocco, chaud et humide, venant du sud-est, est accompagné de fortes précipitations enrichies des sables du désert sur la moitié orientale de l'île, et donne des formations de bruine et de brouillard.
- Le gregale, en provenance du nord-est, est froid et sec. En de rares occasions, pourtant, il arrose pendant des heures la face orientale de l'île de pluies tantôt espacées et fines, tantôt serrées et drues.
- Le Levante est un vent d'est, modéré ou assez fort, qui s'accompagne d'un ciel très nuageux voire couvert. Il apporte la pluie et rend la mer houleuse.
- Le Ponente, en provenance de l'ouest, accompagne les perturbations océaniques, ainsi que les pluies qui y sont associées, quand elles circulent à des latitudes suffisamment basses.

Parfois la Corse connaît de fortes tempêtes avec des rafales d'une extrême violence atteignant les 200 km/h, des orages d'une rare intensité, des chutes d'eau pouvant atteindre 150 à 200 mm en quelques heures.

Il n'est pas rare qu'un grand manteau de neige recouvre l'île pendant plusieurs jours, que des villages se retrouvent isolés, que des routes soient coupées et des ponts emportés.

Au-dessus de 1600 m, la neige recouvre le sol dès la fin octobre et peut atteindre plusieurs mètres en hiver. Après une fonte très lente au printemps, elle peut persister jusqu'en juin. En revanche, de 300 à 700 m, la couche subsiste rarement longtemps.